Réalisé une douzaine d’années plus tard, ce second volet rend à nouveau hommage à la culture kihnu mais se centre davantage sur la condition masculine, pointant amèrement comment la vie est déstabilisée par le manque d’autonomie et le fléau de l’alcool.
La fabrication et la navigation de la pirogue de la région de Soomaa – dont le savoir-faire a été inscrit en 2021 au patrimoine immatériel de l’UNESCO – donnent l’occasion à Mark Soosaar de capter des gestes ancestraux puis de déambuler avec grâce dans ces contrées aqueuses.
Petite île du Golfe de Riga, Kihnu est un monde en soi. Les hommes étant souvent de sortie en pêche, l’équilibre local repose sur l’activité féminine. Avec une caméra virtuose, Mark Soosaar en dévoile le quotidien et la culture très spécifiques.
Dans ce brillant essai visuel, on fait l’expérience du temps à travers l’objectif d’une caméra au contact du monde : la forêt, l’eau, la ville, le ciel, les êtres.
Kai est âgé de 9 ans et habite une ferme sur Kihnu. A travers l’histoire de ce jeune musicien, chanteur, amoureux des agneaux et des chèvres, Mark Soosaar compose une ode à la beauté et à la liberté insulaires.